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LE BUT VISE :

Concrètement, avec la RT2012, le Grenelle Environnement prévoit de diviser par 3 la consommation énergétique des bâtiments neufs d’habitation et d’usage tertiaire, soit : une consommation d’énergie primaire inférieure à 50 kWh/m²/an correspondant à environ 300€/an.

La prochaine évolution de réglementation est prévue pour 2020 avec la généralisation des BEPOS (Bâtiments à Energie Positive) : la RT 2020 reprendra les méthodes et critères du label E+C- en cours d’expérimentation, qui est à la RT2012 ce que le label BBC était à la RT2005.

« Afin de répondre aux requêtes de la loi Grenelle 2, qui demande une généralisation de la construction des bâtiments basse consommation (BBC) d’ici 2014 et des bâtiments à énergie positive (BEPOS) d’ici 2020, depuis septembre 2008, le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement (MEDDTL) a engagé les travaux d’élaboration de la RT 2012. »

EXIGENCES DE RÉSULTAT DE LA RT 2012 :

Afin d’être conforme à la future RT 2012, un bâtiment neuf ou une extension de bâtiment soumise à permis de construire devra respecter 3 exigences globales :

Le coefficient Bbio, qui correspond au besoin bioclimatique, est calculé par la soustraction de l’apport gratuit de chaleur (chaleur humaine, chaleur du soleil, effet joule des équipements en marche) aux pertes enregistrées (pertes naturelles par fuite énergétique et besoins des usagers) et il est exprimé en points. Il caractérise l’efficacité énergétique du bâtiment.

La sobriété énergétique minimale du bâtiment est définie par le coefficient Bbiomax. Il impose une limitation du besoin en énergie pour les composantes liées à la conception du bâti, par son optimisation indépendamment des systèmes énergétiques mis en œuvre. Cette optimisation est obtenue par une isolation optimisée (dans certains cas, au sud de la France par exemple, une isolation trop importante peut être négative pour la sobriété énergétique car elle peut augmenter le besoin de refroidissement) et par une conception bioclimatique.

L’exigence de consommation maximale Cepmax définit la consommation maximale à ne pas dépasser dans un bâtiment au cours de l’année. 5 usages sont pris en compte pour son calcul : le chauffage, la production d’eau chaude sanitaire, les éventuels systèmes de climatisation, l’éclairage du bâtiment et les systèmes auxiliaires. 

Cette valeur est fixée à 50 kWhep/(m².an). C’est une moyenne, qui peut être modulée à la hausse ou à la baisse suivant la zone climatique et l’altitude à laquelle le bâtiment se trouve, ses caractéristiques, son usage et ses émissions de gaz à effet de serre (pour le bois énergie et les réseaux de chaleur). 

Ainsi, le coefficient Cep correspond à la consommation du bâtiment en énergie primaire sur l’année dans des conditions optimales d’utilisation (ie : température intérieure d’hiver à 19°C, extinction des appareils électriques inutilisés, etc.), déduction faite de l’électricité produite à demeure (à hauteur d’un maximum de 12 kWhep/(m².an)).

Note HG: la RT 2012 limite le dépassement du CEPmax à 12kWhep/(m2.an) en cas de production d’électricité. Arrêté de 26 octobre 2010, Art 30. La traduction d’une tolérance donnée en dépassement de consommation en limitation de production d’électricité paraît un peu rapide. La consommation conventionnelle d’énergie et la production d’énergie sont bien 2 choses différentes

Schéma de synthèse

L’exigence de confort d’été Ticref définit une valeur maximale de 26°C de la température intérieure conventionnelle (Tic : température maximale atteinte à l’intérieur du bâti lors d’une séquence de 5 jours consécutifs de forte chaleur, elle est calculée à partir d’un bâtiment de référence et est au minimum de 26°C). L’exigence d’efficacité minimale du bâti Bbiomax imposant une conception bioclimatique optimale, il est considéré que les bâtiments RT 2012 peuvent en général (classe CE1) se passer de systèmes de climatisation afin de maintenir la Tic du bâtiment inférieure à cette Ticref

Les coefficients BBio, Tic et Cep sont calculés, grâce aux outils de calcul informatique fournis par le CSTB, en utilisant des données climatiques conventionnelles pour chaque zone d’habitation, selon les modalités définies par la méthode de calcul Th-BCE 2012.

PAR RAPPORT À LA RT 2005 :

Ce qui ne change pas :

  • • Deux types d’exigences à respecter : exigences de performances globales et exigences minimales de moyens.
  • • 5 usages énergétiques : chauffage, climatisation, production d’ECS, éclairage et auxiliaires.

Ce qui change :

  • • Les exigences de performance énergétique globales sont uniquement exprimées en valeur absolue et non en valeur relative par rapport à une valeur de référence recalculée en fonction du projet.
    • • Introduction d’une exigence d’efficacité énergétique minimale du bâti pour le chauffage, le refroidissement et l’éclairage artificiel. Cette exigence prend en compte l’isolation thermique et permet de promouvoir la conception bioclimatique du bâtiment.
  • • Introduction de nouvelles exigences minimales de moyens : recours aux énergies renouvelables, traitement des ponts thermiques, traitement de la perméabilité à l’air des logements neufs.